5 CONSEILS POUR COURIR QUAND IL FAIT CHAUD


Courir sous la chaleur, c’est possible, à condition de comprendre la gestion fine de tes flux sanguins et de ta température corporelle !
Voici 5 conseils pour savoir adapter ton entraînement lorsque le thermomètre montre.

1. Protège tes séances clés

Tu as peut-être tendance à vouloir maintenir ton plan coûte que coûte et faire ta séance de fractionné en plein après-midi.

Face au stress thermique, le corps subit déjà une surcharge. Ajouter une séance à haute intensité dans ces conditions entraîne un surstress délétère.

Protège tes séances de qualité (VMA, seuil) et fais-les aux moments les plus frais de la journée. Garde les moments chauds uniquement pour du volume à basse intensité, en restant à RPE <5

2. Fractionne tes intervalles

Pour garder la même perception de l'effort sans faire exploser ta température corporelle, raccourcis les répétitions, mais augmente leur nombre, tout en conservant des récupérations longues.

Exemple : Au lieu d'un 5×6 min au seuil, passe sur un 15×2 min (tout en prenant la même pause que tu aurais prise après 6').

Tu gardes le même volume de travail, mais tu donnes au corps le temps de dissiper la chaleur entre les blocs.

3. Laisse ton système digestif s'adapter

Dès qu'il fait chaud, il devient difficile d'avaler des gels ou des glucides sans avoir des nausées.

En effet, pour évacuer la chaleur, le corps déroute le sang vers les muscles et la peau. Ton système digestif n’est plus aussi bien irrigué (baisse de la perfusion sanguine). De plus, la chaleur augmente ton taux métabolique : tu brûles tes glucides beaucoup plus vite, alors même que ton estomac peine de plus en plus à les digérer

Le risque de tomber en hypoglycémie est alors bien plus présent. Lors de tes premières sorties chaudes, réduis drastiquement la durée et l'intensité pour laisser le système digestif s'adapter à ce manque de sang.

4. Arrête de te peser

Se peser avant/après l'effort ou s'inquiéter parce que ses urines sont colorées n’a pas lieu d’être.

Le corps est capable de tolérer une déshydratation à l'effort. Le véritable danger pour la santé, c'est l'hyponatrémie (la chute du taux de sodium dans le sang causée par une sur-hydratation), qui est bien pire que le risque de devoir ralentir parce qu'on manque d'eau.

La déshydratation est un processus normal durant la séance. Ne cherche pas à la compenser à tout prix : bois simplement à ta soif. Si tu te réhydrates bien entre tes séances, le reste importe peu.

Quant aux urines colorées, c'est simplement le signe que tes reins fonctionnent bien.

5. Oublie les pastilles de sel

Tu as peut-être tendance à prendre des pastilles de sel parce que tu transpires beaucoup.

Or, la sueur est moins concentrée en sodium que le plasma sanguin. Ainsi, quand tu transpires, tu perds proportionnellement plus d'eau que de sel : ton sang se concentre en sodium. Si tu ajoutes des pastilles de sel par-dessus, tu satures ton sang. Ton corps va alors t’envoyer des signaux de soif pour diluer ce sel.

Fais confiance à ce que ton corps te demande. S’il manque de sel, il te donnera envie d'aliments salés. Si tu consommes des boissons ou des gels d'effort, le sodium y est déjà dosé (souvent pour des raisons de goût), cela suffit amplement.

Tu l'auras compris, tu peux faire confiance à tes mécanismes naturels qui sont bien plus sophistiqués que tu ne le crois !

Et dans tous les cas, ce n'est pas en pleine chaleur qu'il faut à tout prix vouloir progresser. Accepter de ralentir, ne serait-ce que quelques instants, peut même être une bonne idée !

Tu veux un plan d'entraînement qui s'adapte à la chaleur, à ta réalité et à tes contraintes du moment ? C'est exactement ce que je construis avec chacun de mes athlètes.


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